Le rêve de Daram…

Hier après midi j’ai bu un thé dans un bidonville comme il en existe tant à Katmandou!…
Une rencontre improbable avec un indien de Pushkar, Daram, qui me raconte sa vie dans un anglais parfait. Un cordonnier ambulant qui a un regard assez juste sur la vie mais qui est si pauvre que son rêve d’une vie meilleure parait inaccessible…
Un chemin de boue pour accéder à son « quartier »…
Une ruelle dans laquelle se mélangent les enfants pieds nus et les animaux…
Un puit d’eau non potable qui ne fonctionne même plus…
Le linge accroché aux câbles et qui sèche sous un air humide et poussiéreux …
Puis un thé au gingembre dans la petite maison (une pièce de 6m2) que Daram partage avec sa soeur et ses 3 enfants…
Daram rêve de les envoyer à l’école… pour un avenir meilleur. 
Un an d’école pour un enfant coute 45000 roupies (380€), réparer des chaussures lui rapporte environ 500 roupies (4€)… Le rêve de Daram semble si loin…

Une vision cruelle du quotidien de beaucoup de familles ici…
La propriétaire du bidonville est une vieille dame qui demande 5000 roupies (40€) par mois (ce qui est une fortune pour ces pauvres gens!!)… et qui les met à la rue sans scrupules s’ils ne peuvent pas payer… 
Je les laisserais avec 20 kg de riz, 5l d’huile, du lait en poudre pour le plus petit (qu’il boira avec de l’eau polluée sans doute…), quelques fruits et un savon…
Daram est heureux, ils pourront manger pendant 3 mois m’a-t-il dit!…
Et après?……. 
Ainsi va le monde!…
  1. Oui c’est cruel… et ils sont tellement nombreux dans cette petite ruelle crasse… Chacun avec leur histoire, chacun avec leur misère, mais tous avec l’espoir d’une vie meilleure!… Leur situation parait tellement désespérée…
    Il n’y a aucune aide pour ces malheureux, même les hôpitaux sont payants! Quand les enfants sont malades, il peuvent voir un médecin, mais il faut qu’ils achètent leurs médicaments… Et tout est comme ça!

  2. En même temps, j’entends la pub à la TV, pour « 7 jours de repas gratuits » pour … perdre du poids !

  3. Bonjour Sœur Virginie, c’est une goutte d’eau dans cet océan de misères mais ton geste est magnifique, (tout comme toi!).
    Ça fait bizarre de ne plus pouvoir contempler des photos de toi et de Casper, mais j’ai bien senti que depuis ta Bad journey du 5 août dernier, le ressort était, (presque), cassé.
    Mais comme tu n’es certainement pas du genre à baisser les bras, je suppose que tu as quand même pris du plaisir pendant toutes ces journées sans ta monture. J’espère également que Casper est bien rentré au bercail, que ce n’est pas grave et qu’il sera bientôt de retour sur les belles routes du Lot.
    Je te félicite encore très chaleureusement pour ta formidable aventure, savoure pleinement les retrouvailles avec ton fils à Katmandou et bon retour en France.

    Un fervent admirateur, (mais ça, tu le savais déjà…)